International: Attentats au Pakistan: près de 70 morts ce week-end....
Attentats au Pakistan: près de 70 morts ce week-end.... |
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2006/7/26 14:43 De ---rabat---
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Près de 70 personnes ont été tuées ce week-end au Pakistan dans des attentats suicide, dont deux visant l'armée pakistanaise semblant confirmer les craintes de représailles après l'assaut de la Mosquée rouge fondamentaliste d'Islamabad.
Dans le même temps, des militants islamistes pro-talibans à Miranshah, chef lieu du Waziristan du Nord, région tribale pakistanaise frontalière de l'Afghanistan, ont annoncé avoir mis fin à l'accord de paix conclu en 2006 avec le gouvernement d'Islamabad. «Nous mettons fin à l'accord aujourd'hui», indique le conseil local taliban dans un texte distribué à Miranshah. «Nous avions signé cet accord pour le bien de notre peuple mais les forces gouvernementales poursuivent leurs attaques contre les talibans et en ont tué un grand nombre», explique le texte. «C'est dans l'intérêt de notre peuple que nous avons pris aujourd'hui cette décision», ajoutent les militants. À la suite de cette annonce, le gouvernement américain a affirmé son «plein soutien» au président pakistanais Pervez Musharraf. Dimanche, un engin explosif artisanal et deux voitures piégées visant un convoi militaire ont tué «au moins 17 membres des services de sécurité et quatre civils» dans la vallée himalayenne de Swat, dans la Province-Frontière du Nord-Ouest, a indiqué un responsable de la police sous couvert d'anonymat, ajoutant que les deux kamikazes avaient également été tués. Un engin explosif a été déclenché au passage du convoi militaire tandis que deux voitures piégées ont été jetées sur les soldats par des kamikazes, a indiqué le porte-parole de l'armée, le général de division Waheed Arshad. Une quarantaine de personnes ont également été blessées, a-t-il précisé. À Dera Ismail Khan, dans la province de la frontière du nord-ouest, ce sont 26 personnes -dont 13 policiers- qui ont été tuées et 30 blessées dans un attentat suicide à la bombe dans un centre de recrutement de la police, a annoncé la police. «C'est un attentat suicide. L'homme a visé un centre de recrutement où des recrues potentielles étaient rassemblées pour un examen d'entrée», a précisé à l'AFP un responsable de la police, Sharif Virk. Ces nouvelles attaques surviennent au lendemain de l'attentat suicide qui a tué samedi au moins 24 soldats. Un kamikaze avait alors précipité une voiture bourrée d'explosifs contre un convoi militaire dans le Waziristan du Nord, une région tribale du Pakistan frontalière de l'Afghanistan. Le général Arshad n'a pas exclu que l'attentat de dimanche soit intervenu en représailles à l'assaut donné mercredi contre la Mosquée rouge fondamentaliste d'Islamabad qui a fait 86 morts, dont 75 islamistes. Vingt-quatre personnes avaient déjà trouvé la mort dans la semaine lors de heurts qui avaient précédé l'assaut. Interrogé sur une relation possible, le général Arshad a répondu: «les militants (de la Mosquée rouge) avaient des liens avec les zones tribales et le nord-ouest. Donc, ça se pourrait». Des radicaux avaient la semaine dernière attaqué des postes de sécurité et des bureaux de police dans la vallée de Swat après un appel au djihad lancé par un religieux pro-taliban qui avait dénoncé l'assaut contre la Mosquée rouge. Le ministère de l'Intérieur a par ailleurs indiqué que les cadavres de dix étrangers non identifiés et de sept enfants avaient été retrouvés dans les décombres du lieu de culte radical, selon la presse officielle pakistanaise. Le président pakistanais Pervez Musharraf, allié des États-Unis dans la «guerre contre le terrorisme», est la cible de la colère des islamistes depuis qu'il a ordonné l'assaut contre la mosquée. Le numéro deux d'Al-Qaeda, Ayman al-Zawahiri, a exhorté le jour même les Pakistanais à se «révolter» et des milliers de manifestants ont appelé vendredi au djihad (guerre sainte), brûlant des effigies de Musharraf et des marionnettes géantes représentant «l'oncle Sam» américain. Jeudi soir, dans une allocution à la Nation, le président pakistanais s'est engagé à «éradiquer les extrémistes». Il a déployé plusieurs milliers de militaires supplémentaires dans les régions frontalières de l'Afghanistan. Cette partie du Pakistan a été une nouvelle fois accusée dans un rapport des renseignements américains d'abriter des membres du réseau Al-Qaeda. Samedi, un haut dirigeant fondamentaliste pakistanais a annoncé qu'il allait démissionner du Parlement en signe de protestation. Dans un entretien téléphonique avec l'AFP, un commandant taliban identifié comme Farhad a par ailleurs menacé samedi de livrer «une guerre de guérilla» à l'armée pakistanaise dans la région tribale si elle n'évacuait pas avant dimanche les nouveaux postes-frontière créés la semaine dernière. source : ICI
Posté le : 2007/7/15 20:41
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