Nous l’avons toujours soutenu ! Le marasme de Tanger n’a jamais eu pour cause le manque de moyens comme on voulait constamment nous le faire croire, mais plutôt à un déficit de citoyenneté et de compétence de la part de nos gouvernements locaux
des conseils élus à court d’idées innovatrices, nuls en matière de gestion des affaires publiques et consacrant le temps de leurs rencontres à se tirer dans les pattes et à se rejeter la responsabilité de ce qui ne tourne pas rond. C’est-à-dire tout ! Aujourd’hui, et en très peu de temps, nous assistons à une métamorphose positive de la cité : des plates-bandes fleuries comme par miracle; des espaces jaunis par le temps et l’abandon retrouvent leur verdure grâce à des séances régulières d’entretien et d’arrosage; certains terrains non bâtis débarrassés de leurs détritus, immondices et sacs en plastique noir; un certain nombre de rues balayées et des bordures de trottoirs raclées, cela outre l’idée géniale de la reconversion de la Place du 9 Avril (Grand Socco) que nous avons déjà évoquée dans notre précédente édition... Bref, en un temps record donc, Tanger a réussi à retrouver un visage humain, plus accueillant et à la mesure de sa réputation de ville touristique cosmopolite. Inutile de revenir en long et en large sur les quatre dernières années que nous pouvons, sans hésitation aucune, qualifier de désastreuses pour la ville du Détroit, ni sur les lacunes de Cespa Nadafa, cette société, d’abord maroco-espagnole, puis purement espagnole, concessionnaire du nettoiement, de la collecte et de l’évacuation des ordures, qui a réussi le tour de force de plonger la ville dans la crasse, la saleté et la souillure en manquant à ses engagements et aux plus élémentaires stipulations du cahier des charges, avec la douce complicité de la Commune urbaine de Tanger; ni sur ces travaux de rafistolage des chaussées qui perdent leur effet alors que les engins communaux n’ont pas encore quitté le chantier; ni sur la spoliation à outrance des espaces publics; et encore moins sur les spéculations de tout genre dont celles des souks-pilotes, entre autres. Les Tangérois veulent aujourd’hui oublier cette période critique de leur ville et ne plus penser à ces personnes cauchemardesques qui ont hanté leurs nuits, et dont certaines continueront malheureusement à le faire, jusqu’à la fin de leur mandat électoral, démocratie oblige. Les Tangérois se tournent maintenant vers l’avenir en reprenant l’espoir de voir les choses changer à vue d’œil et en constatant de visu que la métamorphose de leur cité s’opère doucement, mais sûrement. Des changements auxquels ils ne croyaient plus. Nous avons pris l’habitude d’appeler les choses par leur nom en qualifiant de blanc, ce qui est blanc, et de noir, ce qui est noir. Aujourd’hui nous sommes autorisés à parler de blanc, précisément depuis l’arrivée du nouveau wali, M. Mohamed Hassad qui, après une période d’observation relativement réduite au cours de laquelle il s’est imbu des problèmes de la région, en prenant connaissance sur le terrain (il a raison de ne faire confiance qu’à son jugement personnel), il est passé à l’action sans perdre de temps. Les Tangérois se félicitent déjà de l’arrivée de ce wali dont la nomination dans notre région n’est pas fortuite (répétons-le). Elle est, comme toutes les bonnes choses que nous vivons, due à la très Haute Sollicitude de S.M. le Roi Mohammed VI pour cette partie du Royaume longtemps marginalisée. M. Hassad qui a donné ses preuves ailleurs, était l’homme tout indiqué pour sauver notre ville. Quant aux gestionnaires de pacotille qui ont toujours démontré leurs limites, ils n’ont qu’à bien se tenir, parce que tout porte à croire que la partie ne leur sera pas aisée, dans les semaines à venir... Ou ils prennent le train en marche, ou ils descendent à la prochaine gare. A bon entendeur, salut ! Il nous reste enfin à recommander à nos concitoyens d’apporter leur contribution à la sauvegarde du nouveau visage de Tanger. Gardons notre ville propre !
Le Journal de Tanger