Révision constitutionnelle: le vrai début de la campagne référendaire

International : Révision constitutionnelle: le vrai début de la campagne référendaire

Posté par lakil le 25/2/2005 12:59:32 (592 lectures)

L'adoption attendue de la révision constitutionnelle par le Congrès lundi à Versailles va permettre à la campagne référendaire de véritablement débuter, avec comme premier acte le choix de la date du scrutin par le président de la République.


Dès le vote acquis, Jacques Chirac devrait faire connaître le jour retenu pour l'organisation du référendum sur le traité constitutionnel européen. Dans son entourage, on considère que celui-ci est "techniquement possible" entre le 1er mai et le 19 juin.
La convocation par Jacques Chirac du Congrès dès la fin des vacances parlementaires, onze jours après le vote par les sénateurs du projet de révision constitutionnelle, avait été interprétée par les observateurs comme une volonté d'accélérer le processus et d'opter pour une campagne la plus courte possible avec un référendum dès le mois de mai.

De nombreux partisans du oui considèrent en effet que, face à la montée du non dans les sondages, un tel scénario aurait l'avantage de prendre de vitesse les adversaires de la Constitution européenne et de ne pas les laisser exploiter un climat social difficile.

Avant d'annoncer son choix, Jacques Chirac pourrait à nouveau consulter les formations politiques sur l'organisation et les modalités du référendum, comme il l'avait déjà fait du 12 au 14 janvier.

Cette nouvelle consultation avait été souhaitée notamment par le Premier secrétaire du PS François Hollande, estimant qu'elle devait non seulement porter sur le choix d'une date "mais aussi sur les moyens de la campagne, l'accès aux médias"...

Quel que soit le jour retenu, partisans et adversaires de la Constitution européenne s'accordent pour que la campagne soit la plus pédagogique possible, afin d'éviter une abstention massive comme au référendum espagnol.

M. Hollande a souhaité "une campagne d'au moins de deux mois car beaucoup ne savent pas ce qu'il y a dans cette Constitution européenne", tandis que l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing a plaidé pour une "campagne explicative" de la Constitution afin de la rendre "plus accessible, plus compréhensible".

Plusieurs organisations de gauche favorables au non ont demandé un délai de trois mois entre le Congrès et le référendum pour "une appropriation citoyenne du texte" du Traité européen.

Sur le terrain en tout cas, la campagne n'en est encore qu'à ses balbutiements même si le camp du non semble avoir pris une longueur d'avance.

Côté gouvernemental, Jean-Pierre Raffarin a donné le 18 février, lors d'une réunion de ses ministres, "le coup d'envoi du travail d'information" qu'il "entend conduire devant les Français". Il a demandé à chacun d'entre eux de tenir une quinzaine de réunions afin de débattre des grandes lignes du traité.

Le PS, qui a déjà lancé une campagne d'affichage publicitaire en faveur du oui, organise samedi une journée nationale de distribution de tracts sur les lieux publics.

A l'UMP, la campagne ne devrait officiellement débuter qu'après le Conseil national du 6 mars, malgré l'impatience de certains, comme le député UMP de Paris Pierre Lellouche qui "en a un peu marre de ne voir que des affiches du PS sur les murs de Paris".

Une entrée en campagne qui devrait renforcer les critiques des partisans du non, notamment de Marie-George Buffet (PCF) ou de Philippe de Villiers (MPF), sur le "déséquilibre" du débat médiatique en leur défaveur.



Source : AFP

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