Grippe aviaire : le Maroc encerclé mais indemne

Maroc : Grippe aviaire : le Maroc encerclé mais indemne

Posté par lakil le 20/2/2006 21:50:59 (635 lectures)

Après l’Allemagne, où 28 nouveaux cas de H5N1 sur des oiseaux morts ont été découverts, et l’Italie, où neuf cygnes morts sont porteurs du même virus, la France a eu son premier cas. Le Nigéria et l’Egypte sont les premiers foyers de la grippe aviaire dans le continent. Au Maroc aucun cas n’a été relevé mais le risque n’est pas complètement évité. Cette incertitude se traduit négativement sur la consommation du poulet, gravement affectée par le manque d’explications et de communication convaincante.

L’Espagne et le Portugal, passages obligés des oiseaux migrateurs vers le Maroc, sont encore à l’abri de la maladie qui sème la panique. Après le premier cas confirmé en France, l’on craint une rapide propagation du virus aux volailles qui auraient été en contact avec le canard sauvage mort du virus. Car l’ingestion de matières fécales provenant d’oiseaux contaminés transmet le virus. L’on comprend, dès lors, la décision française, prise bien avant l’apparition de cette première infection, de faire cantonner les élevages de volailles.
L’Observatoire épidémiologique national en aviculture (OENA) a déjà réagi aux rumeurs colportées par quelques journaux. « Aucun cas d’Influenza aviaire sur tout le territoire national n’a été relevé jusqu’à présent » (à la date du 16 février). Cette information se base sur « l’ensemble des informations qu’il recueille régulièrement auprès de ses vétérinaires adhérents encadrant le secteur avicole ». Le même observatoire assure que « le comité de pilotage constitué de la direction de l’élevage, de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II et de l’association marocaine de pathologie aviaire confirme que les viandes de volailles produites au niveau national sont saines et propres à la consommation.

Explications et sensibilisation

Mais le prix du kilogramme du poulet a atteint 7 DH au détail et 5 DH au gros. La chute pourrait encore continuer si les aviculteurs et le ministère de l’Agriculture ne communiquent pas sur certains détails de grande importance. Les consommateurs, eux, mal informés, ne veulent pas, à raison, prendre de risque. Mais il faudra savoir que le virus H5N1 peut être contracté à partir du poulet contaminé, vivant ou mort. Le virus meurt à une cuisson à 70 degrés. A cette température, le poulet consommé ne présente aucun risque. Cela dit, le principal problème de l’élevage marocain est qu’il n’obéit à aucun contrôle, surtout dans le monde rural, et la contagion peut passer directement à l’homme. A l’exception des grandes entreprises avicoles qui disposent d’un contrôle, le poulet arrive au commerce par d’autres circuits. C’est pourquoi la question du cantonnement des volailles n’est pas aussi évidente que l’on prétend, si l’on ne sensibilise pas les petits éleveurs. L’objectif est de mettre l’élevage avicole à l’abri de tout contact, direct ou indirect, avec d’éventuels oiseaux contaminés. La tâche n’est pas si difficile si l’on veut éviter des abattages de masse et la transmission du virus à l’homme de proximité et au consommateur non averti.


Source : albayane.ma

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