Le plus grand mystère du sport féminin réside dans le décalage en matière de morphologie ou de constitution physique entre les athlètes elles-mêmes.
Comment se fait-il que des athlètes physiquement diminués ou peu gâtés par la nature en matière de biceps et de forceps n’aient jamais eu l’idée à rouspéter pour ne pas croiser le fer avec des athlètes présumées femmes mais qui, morphologiquement, n’ont rien à envier à Bruce Willis ou à Schwazenneger.
Ces derniers temps, on voit émerger sur les courts de tennis des créatures de rêve plus dignes de parader sur les couvertures des magazines faisant dans la santé, la mode, le glamour que sur terre battue.
Et l’on se demande même comme des « petites natures » aux silhouettes filiformes et aux mensurations parfaites comme Sharapova, Miskina qui feraient pâlir Angelina Jolie et Scarlett Johanson réunies puissent avoir cette débauche d’énergie pour tenir telles des bêtes de scène quatre ou cinq heures d’affilée sur un court sans tomber dans les pommes, sans que leurs traits de leurs visages de chérubin ne s’étiolent et sans que leur plastique d’enfer ne prenne un coup. Cela nous change un peu de Martina Navratilova, l’ex-première joueuse mondiale des années 90, qui, elle, envoyait la « féminité » et les courbes élancées des tenniswomen à aller se rhabiller.
Du coup, je n’ai pas résisté à la tentation de penser combien un « bout de femme » comme notre charmante et sympathique championne Hasna Ben Hassi avait de mérite, en venant parfois à bout de Maria Mutola dont les épaules de déménageur, les pectoraux, les abdominaux, la prédestinait plutôt à courir contre Gebrelasselassé, Tim Montgomery ou Maurice Green.
Si j’étais à la place de Aziz Daouda, j’aurais émis quelques « réserves techniques » sur la victoire de Maria Motola dans les derniers championnats du monde en salle. Entre Maria et Hasna, il n’y a pas... photo.
source : L'opinion