Le Maroc "ne cédera pas un seul pouce, ni un grain de sable de son cher Sahara", lance Mohammed VI

Maroc : Le Maroc "ne cédera pas un seul pouce, ni un grain de sable de son cher Sahara", lance Mohammed VI

Posté par lakil le 26/3/2006 4:37:41 (396 lectures)

LAAYOUNE, Sahara-Occidental (AP) -- Dans un discours prononcé samedi en fin de matinée à Laâyoune (1.200 km au sud de Rabat), chef-lieu de ce territoire contesté et administré par le Maroc depuis 1975, le roi Mohammed VI a affirmé que le Maroc "ne cédera pas un seul pouce, ni un grain de sable de (son) cher Sahara".
Intervenant à l'issue d'un déplacement de cinq jours au Sahara-Occidental, le souverain marocain a d'autre part invité les "fils des provinces du Sud à engager une réflexion sereine et approfondie" sur le projet d'autonomie de la région, que la diplomatie marocaine pourrait présenter dans les prochaines semaines devant le Conseil de sécurité des Nations unies.


Les consultations en cours avec les partis politiques marocains et les représentants des habitants du Sahara-Occidental doivent aboutir à "une conception nationale cohérente et réaliste d'une autonomie garantissant à tous les habitants du Sahara la possibilité de gérer leurs affaires régionales", a ajouté le roi Mohammed VI.
Le roi du Maroc a invité le Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS) à "défendre aux côtés des pouvoirs publics et des institutions élues la marocanité du Sahara".
Le CORCAS, qui dispose désormais d'un nouveau président et d'un nouveau secrétaire général, est constitué des chioukh (sages) des tribus, d'élus, de représentants de la société civile et des "forces vives de la nation".
"Les populations du Sahara marocain ont voté pour l'union et contre les thèses séparatistes", écrivait vendredi le quotidien indépendant "Aujourd'hui le Maroc". "Tout est négociable sauf le timbre et le drapeau", titrait en début de semaine l'hebdomadaire "La Gazette du Maroc", reprenant une formule devenue célèbre prononcée au milieu des années 1980 par le roi Hassan II, le père de l'actuel souverain.
La question du Sahara-Occidental est dans l'impasse depuis le cessez-le-feu conclu en 1991 et l'accord trouvé entre le Maroc et le Front Polisario afin d'aboutir à un règlement politique du conflit, chaque camp se rejetant la responsabilité du blocage, tandis que le Conseil de sécurité de l'ONU continue d'adopter, tous les six mois, des résolutions de quasi "statu quo".
L'ancien secrétaire d'Etat américain, James Baker, désigné en 1997 comme envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, démissionnera de son poste en juin 2004, après avoir constaté l'échec des différents plans de paix élaborés par ses soins.
Le plan "Baker II" présenté au printemps 2003 prévoyait une période d'autonomie de trois à cinq ans au Sahara-Occidental, à l'issue de laquelle un référendum d'autodétermination devait être organisé sur la base du recensement effectué par la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara-Occidental (MINURSO). Le Maroc avait déclaré le projet de référendum "caduque" et "inapplicable".
En novembre dernier, à l'occasion du 30e anniversaire de la "Marche verte", le roi Mohammed VI avait invité les partis politiques à réfléchir à un futur plan d'autonomie.
"Les consultations se poursuivent", a affirmé samedi à l'Associated Press un haut responsable de la diplomatie marocaine. "Nous travaillons au rythme nécessaire, il faut de la maturation", a-t-il ajouté, laissant entendre que le plan d'autonomie ne serait probablement pas présenté devant le Conseil de sécurité de l'ONU au cours du mois d'avril, comme cela avait été évoqué. AP

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