Les Emiratis font le pari du Maroc

Economie : Les Emiratis font le pari du Maroc

Posté par lakil le 30/3/2006 23:16:03 (609 lectures)
Economie

un investissement de 9 milliards de dollars sur 10 ans
L'un des plus grands investissements opérés en terre marocaine, ces dernières années ! En effet, les deux plus grandes holding émiraties, Dubaï Holding et Al Emaar signaient, ce mercredi 29 mars au Palais Royal de Casablanca, 8 mémorandum d'entente portant sur un investissement global de 9 milliards de dollars étalés sur 10 ans.

Ce mercredi matin, au Palais Royal, bâti dans le vieux quartier casablancais des Habous, la cérémonie de signature, sous la présidence de SM le Roi qui, dit-on, «s'est personnellement engagé dans cette opération de grande envergure» constituait un véritable événement. L'ensemble du gouvernement, quatre walis et près de 70 représentants de la communauté des affaires avaient été conviés pour assister à une entente scellée, venue démentir de manière cinglante d'imaginaires nuages assombrissant les relations entre le Maroc et les Emirats Arabes Unis.

Les EAU, qui détiennent le leadership dans le développement économique et l'investissement dans les pays du Golfe, confirment leur choix du Maroc. Dubaï Holding -dont le président avait été décoré par le Souverain à l'occasion de la Fête du Trône- et Al Emaar qui sont les holding les plus importantes des Emirats croient en ce Royaume, terre d'investissement. Après Tanger-Med et une partie du projet du réaménagement de la vallée du Bouregreg, voici que deux des principaux opérateurs économiques émiratis font de nouveau le pari de l'investissement au Maroc, sonnant et trébuchant.

La signature des 8 conventions d'un montant global de 9 milliards de dollars concerne la réalisation de projets d'aménagement et de projets de valorisation touristique et résidentielle dans quatre des principaux pôles de développement du pays, Rabat, Casablanca, Marrakech et Tanger.

Dans cette opération, la capitale s'offre la part du lion avec un investissement de 5,1 milliards de dollars qui y seront injectés, dans le cadre d'un partenariat avec la CDG et la société d'aménagement de la vallée du Bouregreg. 2 milliards de dollars, consentis par Dubaï Holding, vont aller à l'aménagement de la vallée du Bouregreg. Ce sont 100 hectares, plus exactement, qui sont concernés.

A Rabat toujours, le groupe émirati Al Emaar mobilise 3,1 milliards de dollars dans l'aménagement de la corniche, avec à la clé, la valorisation de 330 hectares.

Marrakech, on le sait, a le vent en poupe et a les faveurs des investisseurs étrangers. Les deux holding venues des Emirats Arabes Unis n'échappent pas à la tendance et y consacrent 2,4 milliards de dollars dédiés à la zone touristique d'Oukaïmeden. 1,4 milliard de dollars vont être mobilisés dans le cadre de la valorisation de 600 hectares tandis qu'un milliard de dollars vont être consacrés par Dubaï Holding pour la valorisation de deux terrains de 140 hectares à Chrifia et 600 hectares sur la route de Ouarzazate.

Le troisième pôle de développement concerné par le programme d'investissement émirati est la ville de Casablanca. 1milliard de dollars et deux grands projets : une marina sur la corniche de la ville blanche et la mise en valeur du site d'El Hank.

Tanger, elle, perçoit 0,65 milliard de dollars et c'est le groupe Al Emaar qui y investit pour la réalisation d'un projet touristique de 230 hectares (marina, plusieurs hôtels, infrastructures d'animation économiques et commerciales).

Pour nombre d'observateurs, la philosophie de ce gros investissement de 9 milliards de dollars est plutôt claire. Nous sommes bien en présence d'un aménagement intégré qui fait le voeu de mettre en place un ensemble harmonieux qui réponde aux attentes des uns et des autres, de la construction d'hôtels aux espaces commerciaux en passant par l'aménagement résidentiel. «Dans le même temps, il semble de plus en plus évident que la mise à niveau économique du Royaume est en marche et que le Souverain, en cette année 2006, a donné priorité aux chantiers de développement socio-économiques», conclut un opérateur.

source: Liberation

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