Répondant aux exigences de la mondialisation, le Maroc a opté pour une stratégie d’ouverture de son économie. Pour ce faire, il s’est attelé à réaliser des projets à fort impact socioéconomique. Il y va du développement durable, à la protection de l’environnement, au respect des droits humains et des travailleurs. Aujourd’hui, les entrepreneurs parlent d’un pacte mondial. Cette initiative (voir encadré) vise à encourager «la contribution des entreprises et du monde du travail au renforcement de la dimension sociale de la mondialisation et au développement durable».
Plus de 2.000 entreprises y ont adhéré jusqu’à présent. Pour marquer le démarrage des activités publiques de promotion du Pacte Mondial au Maroc, un séminaire se tiendra le vendredi 21 avril, à l’Hôtel Méridien Royal Mansour de Casablanca. Des exposés et des débats porteront sur le contenu du Pacte Mondial, les profils des entreprises marocaines et les perspectives de leur développement durable. Ils réuniront des dirigeants d’entreprises et des organisations syndicales ainsi que des cadres des administrations et des ONG concernées.
Certaines entreprises ont compris qu’il était urgent de prévoir dans leur programme de mise à niveau l’intégration des critères socialement responsables. L’Economiste avait mentionné dans de précédentes éditions l’impact du développement durable dans le management de l’entreprise. De même, des sociétés ont été primées pour leur engagement sociétal lors des dernières intégrales de l’investissement (Les intégrales, dont L’Economiste est partenaire, ont eu lieu les 1er et 2 décembre 2005, www.leconomiste.com).
Qu’en est-il du Maroc? Comme en Italie, le projet adoptera une approche basée sur trois étapes. Réaliser, dans un premier temps, des activités visant à sensibiliser et diffuser le Pacte Mondial, la Déclaration sur les multinationales du BIT et les Principes directeurs de l’OCDE. Le projet développera en outre des matériels de formation qui tiennent compte du contexte marocain. Les matériels déjà existants en anglais et en italien seront à cet effet traduits en français et en arabe. D’autre part, le projet mettra en place un site Internet qui facilitera aux participants marocains l’accès à toutes les informations nécessaires sur les instruments de la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) promus par le projet.
Il s’agirait aussi de mettre au point des programmes de formation spécifiques. En plus d’une assistance pour renforcer la capacité des acteurs marocains à former des partenariats. Pour en assurer la transparence, des critères doivent être respectés: le projet proposé doit concerner au moins un des quatre domaines du Pacte Mondial, contribuer à l’accomplissement d’un des objectifs du millénium, être complémentaire et subsidiaire.
Le choix des partenaires du secteur privé doit se faire sur la base d’une compétition juste et il doit y avoir des contributions réelles au comptant ou en nature de la part des partenaires du secteur privé, stipulent les promoteurs du projet. Pour ces derniers et à la fin du projet, des entreprises auront adopté des systèmes de gestion, comme conséquence de la formation suivie par leurs gestionnaires. Des partenariats auront été établis entre les entreprises italiennes et marocaines avec les autorités locales, régionales et nationales et les organisations de la société. Des entreprises soumettront des études de cas au «Learning Forum» du Pacte Mondial.
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Programme 2006
Un riche programme est prévu d’avril à décembre 2006. En effet, un voyage sera organisé prochainement à Rome. C’est pour permettre aux représentants des partenaires tripartites du projet de recevoir les informations nécessaires sur les instruments promus par le projet et de rencontrer leurs homologues italiens qui participent aux activités du projet et au Pacte Mondial.
Il s’agit aussi d’identifier les personnes susceptibles de devenir formateurs au sein des institutions et des organisations partenaires du projet ainsi que de tout autre organisme intéressé par la RSE. Des séminaires et sessions de formation seront organisés, notamment avec les représentants de la direction et des syndicats des entreprises dans le but de les encourager à travailler en partenariat pour la promotion et la réalisation des objectifs du projet.
source: L´economiste