La garde à vue de deux journalistes marocains ayant publié des "documents confidentiels des services de renseignements" dont ceux de l'armée au Maroc, a été prolongée de 96 heures, a-t-on appris samedi de sources judiciaires.
Le directeur de l'hebdomadaire Al Watan al An, Abderrahim Ariri, 43 ans, et le journaliste Mustapha Hormat Allah ont été placés une première fois mardi (le 17 juillet), en garde à vue pendant 96 heures "pour déterminer les circonstances des fuites de ces documents secrets et en identifier les responsables", avait indiqué le parquet.
Les deux hommes sont actuellement interrogés dans les locaux de la police judiciaire à Casablanca, siège de la publication, a déclaré samedi à l'AFP leur avocat, Jalal Tahar.
Au terme de cette deuxième et ultime garde à vue de 96 heures, les deux journalistes doivent être présentés à la justice, a souligné l'avocat.
Le 14 juillet, l'hebdomadaire Al Watan al An, qui a déjà eu maille à partir avec les autorités pour ses articles concernant les services sécuritaires marocains, avait publié un dossier intitulé "les rapports secrets derrière l'état d'alerte au Maroc", en citant des documents classés "secret défense".
Selon le communiqué du procureur général du roi près de la cour d'appel de Casablanca, l'enquête préliminaire a permis "la saisie de plusieurs autres documents en possession du directeur de publication de l'hebdomadaire, émanant d'administrations sécuritaires et revêtant tous un caractère ultraconfidentiel".
Le Monde