Un général marocain interrogé après la publication de documents secrets

Art et Culture : Un général marocain interrogé après la publication de documents secrets

Posté par lakil le 2/8/2007 0:20:01 (1483 lectures)

RABAT - Le tribunal militaire de Rabat a auditionné mercredi un général de l'armée marocaine dans le cadre de la publication par l'hebdomadaire Al Watan al An de "documents confidentiels des services de renseignement", a-t-on appris de source officielle.

"Le général Mohamed Belbachir, ex-responsable du 5e bureau des Forces armées royales (FAR), a été auditionné mercredi par le parquet du tribunal militaire permanent dans le cadre de l'affaire de l'hebdomdaire Al Watan al An", a-t-on indiqué.

Huit officiers dont un colonel doivent comparaître jeudi devant ce même tribunal à l'occasion de l'ouverture de leur procès lié à l'affaire d'Al Watan al An.

Les huit militaires sont soupçonnés d'avoir remis des documents en question au directeur de la publication, Abderrahim Ariri et au journaliste, Mustapha Hormat Allah.

En août 2006, la presse marocaine avait annoncé le limogeage du général Mohamed Belbachir à la suite de l'arrestation de plus de cinquante personnes membres de la cellule islamiste Ansar El Mahdi soupçonnée de prépararer des attentats terroristes au Maroc.

Cinq militaires, trois gendarmes et un officier de police faisaient partie de cette cellule dont le procès ne s'est pas encore achevé.

Al Watan al An, qui a déjà eu des démêlés avec les autorités pour des articles concernant les services sécuritaires marocains, avait publié le 14 juillet un dossier intitulé "les rapports secrets derrière l'état d'alerte au Maroc", en citant des "documents confidentiels".

Le tribunal correctionnel de Casablanca a maintenu la semaine dernière lors du procès civil, la détention de Hormat Allah et laissé en liberté provisoire Abderrahim Ariri. Leur procès doit reprendre jeudi.

Le parquet général de Casablanca les a mis en examen pour "recel de choses obtenues à l'aide d'un crime".

L'incarcération des deux journalistes a été dénoncée par la presse et des associations marocaines. Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) et Reporters sans frontières ont également condamné leur arrestation.

Le Maroc, en pleine période estivale, a mis le 6 juillet toutes ses forces de sécurité en état d'alerte maximum pour contrer une "menace terroriste avérée" qui, selon les experts, émanerait de la branche maghrébine d'Al-Qaïda.

(©AFP / 01 août 2007 20h31)

Format imprimable Envoyer cet article à un ami Créer un fichier PDF à partir de cet article