C´est par le biais d´un communiqué laconique de 3 lignes que la MAP a annoncé hier à 11h 10 le décès à Paris de Driss Basri. La nouvelle avait en fait circulé dès le début de la matinée et l´Association Le Sahara Marocain l´avait mise en ligne au niveau de sa liste de diffusion, plusieurs heures avant l¹annonce officielle.
Dans les rédactions, il y avait une certaine effervescence pour savoir comment traiter le sujet alors que la confirmation du décès n´avait pas encore été faite. Fallait-il annoncer la rumeur quitte à écrire au conditionnel, ou bien fallait-il l¹ignorer et attendre pour s¹assurer de la véracité de l¹événement ?
La délivrance est venue à 11 h 10 par la MAP qui, quelques minutes plus tard, est revenue sur l¹information, sans donner de détails sur les causes de la mort de l¹ex-ministre de l¹Intérieur dont on savait que l¹état de santé se détériorait au fil de son séjour à Paris.
La classe politique était perplexe devant cet événement qui ne laissait personne indifférent, quoiqu¹il devrait délivrer certains d¹un lourd handicap.
Selon des sources fiables, le défunt s¹est éteint lundi à l¹aube à l¹hôpital Paul Brousse dans le service du Professeur Didier Samuel, où il avait subi une greffe du foie. Driss Basri était également suivi par le Professeur Henri Bismuth.
Depuis 2004, Driss Basri était atteint et traité pour une hépatite B, apparemment d¹origine virale. Il ne buvait pas et avait très peu fumé.
L¹hépatite évoluera en cirrhose, et un peu plus tard en un cancer, affirment des sources apparemment bien au fait de son dossier médical.
En tous cas, après plusieurs opérations, il devait subir une transplantation hépatique.
Selon ses anciens camarades du collège qui ont gardé contact avec lui, il aurait subi, dernièrement, une greffe du foie qui n¹aurait pas réussi.
Les frais d¹hospitalisation de l¹ancien ministre d¹Etat ont été «intégralement et jusqu¹à sa mort» pris en charge par le Souverain.
Ses médecins traitant ont averti sa famille, jeudi dernier, sur son état de santé qui s¹était gravement détérioré. Des responsables marocains de haut rang se seraient déplacés, vendredi, à Paris pour lui rendre visite.
Les mêmes sources affirment qu¹un avion spécial a été envoyé, hier, pour rapatrier le corps et les funérailles auraient lieu, selon toute vraisemblance, aujourd¹hui dans sa région natale. D¹aucuns avancent que feu Driss Basri aura des funérailles nationales officielles, en haut commis dévoué de l¹Etat, en dépit d¹une certaine brouille intervenue depuis son limogeage.
A Settat, la famille Basri reçoit déjà les condoléances des voisins, proches et connaissances au domicile des frères du défunt, sis au quartier Derb Omar. Haj M¹hamed et Haj Bouchaïb ne sont pas présents mais sont représentés par leurs enfants. Ils seraient à Paris pour accompagner le cercueil.
Selon les proches, l¹ancien ministre de l¹Intérieur sera inhumé au cimetière Lamnasra, situé à 5 kilomètres de la ville de Settat et dont la région natale des Basri porte le même nom.
Al Bayane