Ils tablaient sur 70 à 80 sièges et n'en ont obtenu que 46. Sûrs de leur victoire, les islamistes modérés du parti Justice et développement (PJD) ont dû faire face à une rude surprise en se faisant devancer par les nationalistes de l'Istiqlal (52 sièges), en position de former le prochain gouvernement, lors des législatives du 7 septembre.
Pourtant, selon les résultats officiels complets publiés en fin de semaine dernière, le PJD peut bien se targuer d'être le parti le plus populaire du Maroc. 503 396 Marocains (10,9 % des voix) lui ont accordé leur confiance lors du scrutin, contre 494 256 à l'Istiqlal (10,7 % des voix).
Ce décalage est dû au découpage électoral des circonscriptions et au mode de scrutin de listes à la proportionnelle, notamment la règle du "plus fort reste", et l'élimination de toute liste de candidats obtenant moins de 6 % des voix.
Le Monde