Le commissaire européen au Commerce, M. Peter Mandelson, a souligné la nécessité d'aider le Maroc à hausser le niveau des investissements générateurs de richesses et d'emplois afin d'achever les grands projets de réformes conduits dans tous les domaines.
Le Maroc "est engagé dans la bonne voie pour bénéficier d'un accès privilégié au marché européen", a indiqué M. Mandelson, lors d'une rencontre avec la presse, tenue vendredi soir au siège de la CGEM à Casablanca, au terme d'une visite de travail au Maroc.
La Commission européenne "encourage le Maroc à aller en avant et augmenter le rythme de la productivité et le niveau de compétitivité de son économie", et ce dans l'horizon de créer un marché euro-méditerranéen réellement intégré, fondé dans un premier temps sur un noyau dur des pays disposant déjà des conditions indispensables à l'intégration dans l'espace économique euro-méditerranéen, a expliqué le commissaire avant de désigner les pays signataires de l'accord de libre-échange d'Agadir comme des partenaires acceptés d'office dans ce futur marché.
Revenant sur l'impact de la suppression du système des quotas sur le secteur de textile marocain, à court et à moyen termes, M. Mandelson a fait savoir que l'exécutif européen a mis en place des mécanismes de surveillance destinés à modérer le flux massif des exportations chinoises en matière de textile pour amortir les dégâts, ajoutant qu'à cette fin, des contacts ont été établis avec les responsables chinois qui ont bien voulu répondre favorablement aux inquiétudes formulées par les experts européens.
Et de rappeler à cet égard qu'après l'élimination du régime des quotas, les pays aux économies vulnérables sont appelés à augmenter leur capacité de productivité et appliquer une certaine souplesse envers des produits chinois qui ne causent pas des dégâts au produit national.
La commission européenne est très attentive aux inquiétudes des responsables et opérateurs économiques marocains, exprimées après la suppression du système des quotas à l'importation dans le marché de l'UE, a-t-il soutenu avant de reconnaître la parfaite légitimité de telles inquiétudes qui sont largement justifiées par la place clé qu'occupe l'industrie de textile-habillement dans l'économie marocaine.
Pour aider le Maroc à relever les défis lancés par la libéralisation du secteur textile, l'Union européenne dispose d'une vraie stratégie de décollage de la coopération financière mettant ainsi le Royaume en tête des pays de la région méditerranéenne, a expliqué M. Mandelson qui a rappelé que 167 millions d'euros ont été déboursés au Maroc en 2004, dans le cadre du programme Meda, pour bénéficier encore de 275 millions d'euros au titre du programme indicatif national de 2005-2006.(
MAP