L'espace d'art du siège de la Société Générale Marocaine des Banques à Casablanca, accueille, jusqu'au 17 juillet prochain, l'exposition «Un Maroc, deux regards».
Une exposition qui réunit les oeuvres de deux peintres, Ahmed Ben Yessef, et Jéronimo Mùniz.
Le premier a passé son enfance et adolescence à Tétouan. «Je suis venu au monde déjà peintre», dit-il. Une passion dont il décide très vite d'en faire son métier. Après des études à l'école des Beaux-Arts de Tétouan, il quitte le Maroc, pour se perfectionner à Séville.
Ses toiles attirent déjà l'attention et l'admiration du public, et des jurys. Il reçoit plusieurs prix, nationaux et internationaux, expose dans le monde entier, illustre les couvertures de près de 200 ouvrages. Ses oeuvres, «inspirées par la tendance figurative réaliste», nous parlent du Maroc, des coutumes, paysages, et personnages. Défenseur des grandes causes humaines, Ahmed Ben Yessef n'hésite pas à mettre son talent et sa créativité au service de son engagement éthique, contre les injustices et la souffrance. Comme dans sa série de tableaux sur l'immigration clandestine, où des hommes, de dos, scrutent l'horizon, sont peints avec un réalisme troublant.
Le second, Jéronimo Mùniz, est né à Cistierna. Il passe son adolescence à Madrid, où sa passion et son talent pour la peinture s'affirment véritablement. Il s'inscrit alors dans l'atelier du Maître Pedro Mozos, fait la connaissance du grand dessinateur Manolo Zatarain, et apprend les techniques du métier. A 25 ans, Jéronimo s'installe à Casablanca, où il débute sa carrière professionnelle. Dès son arrivée au Maroc, il est inspiré par le cadre urbain, l'atmosphère survoltée, de la capitale économique. Puis découvre l'authenticité, les coutumes sociales, la culture, du Royaume. Sensible à toutes ces i"Sur les traces de Matisse" à Tanger
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ages, il construit peu à peu sa personnalité picturale. Sans jamais céder au folklore, Jéronimo peint les scènes marocaines, ruelles mauresques, personnages, qui touchent si profondément sa sensibilité artistique.
L'exposition «Un Maroc, deux regards», réunit donc deux artistes, dont le parcours humain et professionnel se croise. Le premier, Tétounais résidant à Séville, le second, Castillan casablancais d'adoption Deux hommes, inspirés, passionnés, et attachés au Maroc.
Deux peintres, dont les toiles réunies à Casablanca, nous offrent un regard sur le Maroc «à la croisée des imaginaires»
source: liberation.press.ma