Le Maroc et l¹Union Européenne sont dans «le même bateau» face à la Chine après la fin des quotas sur les exportations de textile chinois, écrit mercredi le quotidien français «La Croix».
Selon la correspondante du journal à Tanger, les exportations marocaines de textile vers l¹UE ont commencé à chuter et les patrons du secteur cherchent à apporter plus de valeur ajoutée à leurs productions.
Avec la fin du démantèlement de l¹accord multifibre, le Maroc est touché de «plein fouet» par la concurrence asiatique et les exportations du Royaume vers la France et l¹UE «ne sont plus favorisées par des quotas», estime «La Croix», faisant remarquer que «pour résister à la concurrence chinoise, imbattable en matière de production en série», les entreprises marocaines doivent trouver des niches.
Pour le PDG d¹une entreprise de Tanger, cité par le quotidien, «depuis début janvier, c¹est assez dur. L¹activité a ralenti et nous n¹avons aucune visibilité pour la suite».
Après avoir signalé que le secteur textile est le premier employeur de l¹industrie en apportant un salaire à quelque 200.000 personnes réparties dans près de 1.700 entreprises, le journal se fait l¹écho de la décision de l¹Association marocaine des industries du textile et de l¹habillement (AMITH) d¹entamer une enquête pour évaluer les dégâts.
«La Croix» rappelle à cet égard que M. Mohamed Tazi, président de l¹AMITH, a tiré la sonnette d¹alarme et appelé l¹UE, et tout particulièrement la France, principal débouché du textile marocain, à accélérer la mise en place de mesures de sauvegarde contre la hausse des importations du textile chinois.
«On savait que le démantèlement de l¹accord multifibre allait être grave pour le Maroc, mais on imaginait pas que cela prendrait une telle ampleur», a-t-il dit.
source:albayane.ma