Attentats de Londres

International : Attentats de Londres

Posté par lakil le 17/7/2005 17:40:38 (444 lectures)

Le Pakistan et l'Egypte cherchent à identifier les organisateursLEEDS (AP) - L'enquête sur l'organisation des attentats de Londres s'est poursuivie samedi au Pakistan avec la piste d'un éventuel lien entre les kamikazes et Al-Qaïda tandis qu'en Egypte le biochimiste soupçonné d'avoir fabriqué des explosifs était toujours interrogé, même si son extradition vers la Grande-Bretagne semblait écartée dans l'immédiat.


Le bilan s'est à nouveau alourdi avec le décès d'un blessé dans la nuit de vendredi à samedi et s'établit désormais à 55 morts. Parmi les quelque 700 blessés, six victimes grièvement atteintes restaient hospitalisées dans un état critique.

L'enquête a conduit les enquêteurs vers le Pakistan, d'où étaient originaires trois des quatre kamikazes présumés qui ont fait sauter leurs bombes le 7 juillet dans trois rames de métro et un autobus.

Samedi, les enquêteurs pakistanais ont interrogé les étudiants et les employés d'une des deux madrasas (écoles coraniques) où se serait rendu le kamikaze Shazad Tanweer lors d'un voyage au Pakistan en 2004. Mais la madrasa Jamia Manzoorul Islam de Lahore, dans le centre du pays, a nié toute visite de Shazad Tanweer.

Les services pakistanais cherchent à établir des liens entre Tanweer, 22 ans, et deux organisations islamistes locales liées à Al-Qaïda. Tanweer aurait également rencontré le responsable d'un attentat contre une église pakistanaise. La police de Lahore a pour sa part catégoriquement nié les informations faisant état de deux arrestations dans cette affaire.

A Leeds, où vivaient les kamikazes présumés, une nouvelle perquisition a eu lieu samedi à quelques rues du domicile de Tanweer, selon l'agence britannique Press Association, information non confirmée par la police du West Yorkshire.

Les enquêteurs continuaient également à fouiller une librairie islamique qui organise des activités pour les jeunes dans le quartier de Beeston et, à quelques kilomètres de là, l'appartement loué par le biochimiste Magdi el-Nashar, arrêté jeudi au Caire.

Selon la presse britannique, les précédentes perquisitions chez lui ont permis de retrouver des traces de fabrication d'un explosif artisanal dans sa baignoire.

L'Egypte, qui continue à interroger le suspect, a fait savoir qu'elle ne disposait pas de preuves suffisantes pour extrader le jeune homme, qui nie toute implication. Des agents britanniques sont tout de même venus l'interroger avec leurs collègues égyptiens.

Le doctorat qu'El-Nashar a obtenu en mai porte sur l'utilisation d'enzymes dans des réactions chimiques, un domaine qui ne semble pas directement lié avec la fabrication d'explosifs, selon Constance Ann Schall, professeur du département de chimie de l'université de Toledo (Ohio).

Les médias britanniques ont également rapporté que Mohammed Sidique Khan, un autre des kamikazes présumés, avait visité le Parlement britannique l'an dernier, à l'invitation du député travailliste Jon Trickett. Le député en a informé la police ces dernier jours, quand il s'est rendu compte que Khan était l'un des poseurs de bombe.

Aux Etats-Unis, le FBI enquête sur des liens entre sur le quatrième suspect, un Jamaïcain, Lindsey Germaine, et des personnes installées dans le New-Jersey, selon la chaîne ABC. Le FBI n'a pas confirmé cette information.

Samantha Lewthwaite, l'épouse du suspect décédé, a déclaré au tabloïd "The Sun" qu'elle se refusait de croire à son implication. "Il n'était pas du genre à faire ça. Je n'y croirais pas tant que je n'aurais pas vu la preuve", a-t-elle déclaré.

Les familles de Mohammed Sidique Khan et de Hasid Hussain, deux autres kamikazes présumés, ont publié des communiqués pour expliquer leur douleur après les attentats et leur incompréhensions de voir leurs fils impliqués.

La famille de Hussain, 18 ans, affirme qu'elle n'était pas du tout au courant de ses activités et que si elle l'avait su, elle aurait "fait tout ce qui était en (son) pouvoir" pour l'arrêter. La famille de Khan a exprimé sa "sympathie profonde et sincère" avec les victimes et estimé qu'il avait dû subir un lavage de cerveau pour participer aux attentats. Ses proches demandent de "démasquer les réseaux terroristes qui prennent nos jeunes pour cible et les préparent à commettre de telles atrocités".

Selon le Premier ministre britannique Tony Blair, ce que nous affrontons là, c'est une idéologie du mal". "Ce n'est pas un choc des civilisations ou de personnes civilisées. Toutes les personnes civilisées, musulmans ou autres, sont révulsées", a-t-il souligné lors d'une intervention au cours d'un forum de son parti Travailliste à Londres.



© La Presse Canadienne, 2005

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