Chronique : Capello, Zaki, Naybet et Caton l'Ancien

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Posté par lakil le 27/7/2005 0:49:46 (413 lectures)

A lire les déclarations de Zaki, on peut estimer que, en plus d’avoir été agréablement surpris par les installations sportives de la Juve, il est devenu un nouvel homme. Un homme serein, content de faire le boulot qui est le sien et désireux de réaliser de belles choses. Et c’est tant mieux.



Fabio Capello était l’entraîneur du Real Madrid pour la saison 1996-97. Le titre gagné, il a décidé, après une seule année passée à la tête du plus prestigieux club espagnol, de rentrer au bercail.
Dans une déclaration à la presse italienne, Capello s’était plaint du « manque de discipline » des joueurs madrilènes trop gâtés à ses yeux.

« Les joueurs du Real étaient habitués à faire des choses trop déplaisantes pour un entraîneur. S’ils étaient au Milan AC, je les aurais pendus sur la barre transversale », a-t-il dit.

Capello, à ce que l’on sache, n’a pendu personne au Real et n’a sanctionné personne. Il a fait avec, il a composé avec les pourtant trop exigeants Hierro et autres Sanchez, sachant, en professionnel aguerri qu’il est, que Marid n’est pas Milan.

Au Maroc, Fabio Capello est un nom très connu des férus du football. Il n’est plus à présenter –pour ainsi dire.
La rencontre entre l’homme le plus en vue du football marocain actuellement, le sélectionneur national Badou Zaki et Fabio Capello, ne peut que susciter curiosité.
En effet, en visite en Italie pour un stage à la Juventus, Zaki s’est longuement entretenu avec Capello. Lequel lui a réservé un accueil remarquable, selon les dires de Zaki.

Dans une déclaration au bi-hebdomadaire Al Mountakhab, Zaki n’a pas tari d’éloges à l’égard de Capello qui est, selon lui, un « grand monsieur ».
A lire les déclarations de Zaki, on peut estimer que, en plus d’avoir été agréablement surpris par les installations sportives de la Juve, il est devenu un nouvel homme. Un homme serein, content de faire le boulot qui est le sien et désireux de réaliser de belles choses. Et c’est tant mieux.

Un Zaki avec un moral d’acier est un atout considérable pour l’équipe nationale. Et on en peut que souhaiter qu’il reste ainsi.
Et il est certain que les férus des Lions de l’Atlas ne peuvent qu’apprécier le stage fructueux de deux semaines qu’a passé Zaki en Italie et en Angleterre.
Avec, bien évidemment, l’espoir que ce stage bénéficiera à l’équipe nationale comme il a profité à Zaki.

L’espoir est que Zaki aura tiré profit de la compagnie de Capello pour réajuster son jugement à propos de certains joueurs dont Naybet (on parle aussi de Safri). Que la hache de guerre sera enterrée. Que, pour les deux matchs restants des éliminatoires du Mondial et de la CAN 2006, l’on repartira sur de nouvelles bases. Il y va de l’intérêt de l’équipe nationale.

A moins qu’il soit l’un des émules de Caton l’Ancien. Caton l’Ancien, qui était un dogmatique à l'entêtement proverbial, quand il prononçait un discours devant ses pairs de sénat, terminait toujours par la même sentence : « Delenda Carthago » (Il faut détruire Carthage).

menara.ma

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