Moulay Hicham n'est pas une menace, selon El Himma

Maroc : Moulay Hicham n'est pas une menace, selon El Himma

Posté par lakil le 29/7/2005 18:02:56 (561 lectures)

Les activités du prince Moulay Hicham, cousin du souverain, surnommé le "prince rouge" pour ses positions critiques, "ne constituent aucune menace", a affirmé vendredi Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur et proche collaborateur du roi Mohammed VI dans un entretien au journal Al Ahdath Al Maghribia.


Partisan d'une "refondation démocratique" de la monarchie, le prince Moulay Hicham a été récemment l'objet de vives attaques dans plusieurs journaux marocains. Il a par ailleurs pris la défense de Nadia Yassine, une responsable islamiste poursuivie pour "atteinte à la monarchie".
"Son altesse Moulay Hicham fait partie de la famille royale et, en tant que fils du peuple, j'ai grandi, comme tous les Marocains, dans le respect total de cette famille", a-t-il déclaré dans cet entretien.
Se refusant à des "commentaires" sur les activités de Moulay Hicham, M. El Himma a toutefois estimé que "ces activités ne constituent absolument aucune menace". Et le prince, ajoute-t-il, "ne peut aucunement faire l'objet d'une quelconque mesure qui jetterait un voile d'ambiguïté sur le respect qui lui est dû".
Le "prince rouge" a adressé le 20 juin dernier une lettre à la dirigeante islamiste Nadia Yassine où il exprimait son "entière solidarité" avec elle sur le plan de la liberté d'expression, critiquant sa citation en justice pour avoir affirmé sa préférence pour une république au lieu d'un régime "autocratique" au Maroc.
"La survie de la monarchie elle-même dépendra en fin de compte de sa capacité à accepter l'opinion adverse, quelle qu'en soit la portée", avait souligné le "prince rouge" dans cette lettre ouverte à Mme Yassine.
Pour le ministre Fouad Ali El Himma, "les déclarations de Nadia Yassine ou d'autres personnes ne pourraient secouer le tronc de l'arbre qu'est ce pays et c'est une illusion de croire qu'elles constitueraient une menace pour la stabilité du Maroc".
"Il y en a qui par crainte d'être tués par l'oubli, commettent de temps en temps des déclarations pour occuper les unes des journaux", a-t-il dit.

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